L’INSTINCT DE CREATION

 

On naît, sans, ou avec l’instinct de création…

 

Quand on l’a, on en est doté comme d’une autre respiration … virtuelle, située entre l’âme et le corps.

 

Saulterre est de ceux-là..

 

A sa naissance, comme dans un conte de Perrault, une femme, que les fables auraient nommé fée, marraine ou sorcière, en se penchant sur son berceau a proclamé :

 

«Tu seras quelqu’un de très connu !»

 

On y croit ou pas, hasard ou influence…  Saulterre est aujourd’hui connu aux quatre coins du monde et ses sculptures continueront de faire parler de lui pendant longtemps.

Saulterre est né en Italie à quelques encablures de Venise, dans une famille pauvre issue de la noblesse. Baigné dans une atmosphère artistique avec un oncle architecte et toute une famille joyeuse chantant le Bel Canto, il est rapidement imprégné par la virtuosité d’un   sculpteur sur marbre, voisin de la famille… cette influence restera à jamais graver dans sa mémoire. A Paris, après des études classiques, il suivra les cours de l’Ecole des arts appliqués, où il apprendra toutes les bases de la sculpture et des matériaux, et de l’architecture aussi auprès de vieux maîtres.

Saulterre présente ses œuvres de jeunesse lors de premières expositions de peintures et de sculptures dans des lieux prestigieux à Paris. Il rencontre un succès immédiat… vend toutes ses oeuvres en quelques jours... et s’achète un château en ruines du 12ème siècle à Valence.

Saulterre a la passion de la recherche, il a le désir de créer des objets nouveaux, d’inventer des nouvelles formes.. à partir de matériaux inhabituels, à partir de toutes les matières ; il en fabrique d’autres en les fusionnant. Il commence à travailler dans l’esthétique industrielle et créé entre autres, de nombreux objets pour l’art de la table et l’art du feu. C’est ainsi que sera créée la ligne Océane qui fleurira sur tous les abribus et bus à Paris et deviendra une ligne à succès.

Mais, cependant, son désir de s’approprier l’espace le mène à appréhender la vision que l’on peut avoir en parcourant les grands axes autoroutiers. Il lui vient cette idée qui sera maintes et maintes fois commentées, de profiter de la vision grand angle en proposant des sculptures monumentales afin d’offrir aux voyageurs une approche nouvelle de la Culture en espace public. Elles font couler beaucoup d’encre : les écrivains, les journalistes ont cherché leur signification sans jamais toucher leur sens exact…

Ce sera alors une première sculpture « Le héron cendré »d’une dizaine de mètres qui sera érigée sur l’autoroute. Le thème choisi n’est pas sans importance puisque dès 1978, Saulterre met ainsi l’accent sur la protection des oiseaux, thème totalement nouveau à l’époque ! Puis impressionné par la cathédrale de Chartres émergeant des épis de blé et de la brume, il propose une nouvelle sculpture de 21m de hauteur « Les flèches des cathédrales » reprenant en celà la symbolique qui a conduit à l’érection des cathédrales en Europe. Elle paraîtra dans le Guinness des records comme étant la seule sculpture de cette hauteur réalisée par un seul homme ! Participant aux concours ultérieurs organisés par d’autres sociétés d’autoroutes et d’administrations, il aura l’occasion de confirmer son approche de sculptures monumentales autoroutières et routières en créant et réalisant personnellement « A l’aube des temps, Sur la trace des vikings, l’Aérotrain,  le Signal des Alpes… » qui seront  appréhendées annuellement par quelques  155 000 000 d’automobilistes  en France !

C’est grâce aux multiples rencontres fortuites de personnalités diverses que Saulterre arrive à se ressourcer constamment.

 

Attiré par l’art asiatique, il est rapidement repéré par différentes galeries chinoises  et ouvre sa propre galerie « Espace Saulterre » à Shanghaï. Il réalisera quelques sculptures monumentales pour la ville ; c’est ainsi qu’il créera une sculpture dans le quartier français, puis  Joséphine, jeune femme  ayant la particularité d’être contemporaine, sportive, « Joséphine en rollers, Joséphine à bicyclette, Joséphine attendant le bus »afin d' animer les rues principales de Shanghai¨ en vue de l’Exposition Universelle de 2010, puis participera à l’inauguration de la chaîne de télévision Art Chanel en créant une sculpture de 5 mètres de hauteur.

Ce désir de ne laisser transparaître qu’une partie du message vient de ce que Saulterre aime s’entourer de mystère, de merveilleux pour contrer le vulgaire, l’ordinaire, le quotidien, la morosité. C’est un trublion qui est là où on ne l’attend pas !… il aime faire ce que les autres n’ont pas osé faire.. Ses sculptures par exemple, bouleversent les lois de l’équilibre…

 

Saulterre  aime passionnément la nature.

 

« L’homme est en train de scier la branche sur laquelle il est assis… »

 

Sa voix devient grave, son visage s’assombrit quand il dit cela… une immense tristesse se lit dans ses yeux…Sa seule parade est de proposer au monde à voir et à ressentir un monde encore beau… encore jeune, toujours nouveau, habité de femmes et d’animaux… habitant des contrées merveilleuses que l’homme a oubliées avec le temps, et dont il a perdu les clefs…

 

Gageons que Saulterre, grâce aux pages qui suivent, saura vous y faire pénétrer.